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Esoterisme, sexualité et alchimie

Le livre du Cantique des cantiques version ésotérique livret III

L’ésotérisme de l’Amour


Ou l’ésotérisme explique le caractère sexuel du Cantique.

La puissante énergie de polarisation de l’énergie source, se retrouve dans la création sous forme d’énergie sexuelle, la célèbre Kundalini, ou encore les deux serpents qui s’enroulent autour du bâton d’Hermès dans ce magnifique symbole du Caducée.

Si cette énergie Mère se manifeste, par déclinaison rustique, sour la forme de l’attirance sexuelle, manifestation animalière la plus sommaire, dans le cantique des cantiques, Salomon nous en révèle, sous une forme occulte et ésotérique, les formidables pouvoirs mystiques que renferme cette énergie Mère...

A la condition de sortir du sens Parlant, pour en faire une lecture dans le sens Cachant...


Je vous offre l’exégèse effectuée par un alchimiste normand Jean Vauquelin des Yveteaux au 17ème siècle, et que, portion par portion, je vous restitue dans son jus le François de l’époque et son orthographe.



Salomon et l’ésotérisme, versets 4.4, à 4.7

Livre d’Esotérisme du Cantique des cantiques de Salomon

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) sotérisme de l’amour dans le Cantique des cantiques.

4.04 Vostre cou et comme la tour de David, qui est bastie avec des boulevars ; mille boucliers y sont suspendus, et touttes les armes des plus vaillants.

Le cou est le canal de communication de la teste aus autres membres, et par où la nourriture se distribue de la bouche à l’estomac et aus autres parties du corps. C’est la tour de David (homo fortis) destiné à porter le joug, à resister aus attaques ; c’est pourquoy elle est environnée d’armes spirituelles avec lesquelles se distribue l’esprit de vie à travers du cou, partie plus proche de la teste, et quy y unit le reste des membres.

La pierre, soit divine ou terrestre, est cette tour de David, où nostre epouse est en assurance contre l’insulte des ennemis, le refuge imprenable, le magasin des armes les plus fortes et le tresor des philosophes, aussy bien que des chretiens.

4.05 Vos deus mamelles sont comme deus petits jumeaus d’unne chevre, qui paissent parmy les lis.

Les interprettes du sens spirituel entendent par ces deus petits jumeaus d’unne chevre les juifs et les gentils, que l’epouse nourit egallement de ses mamelles, qu’ils interprettent aussy l’Ancien et le Nouveau Testament, d’où sort le laict avec lequel cette chevre (qui est l’eglise) les nourit de son double laict, qui est l’amour de Dieu et du prochain.

Les interprettes du sens phisique nous renvoient à l’emblesme d’Amalthée nourice de Jupiter, ou de la louve qui alaictta Remus et Romulus, et nous pourons dire que ces deus jumeau sont la pierre au blanc et la pierre au rouge, qui se nourissent du laict de ces deus mamelles, fixe et volatil, d’où sort ce laict de vierge plus blanc que les lis, qui durera jusques à ce que le jour commance à paroistre, par le lever du soleil, precedé de l’aurore, lequel soleil fera à la fin retirer les ombres.

4.06 Jusques à ce que le jour commance de paroistre, et que les ombres se retirent, j’yré à la montagne de la myrrhe, et à la coline de l’encens.

La montagne de la myrrhe est celle où se ceuille ce bouquet, à l’odeur duquel l’epouse couroit avec tant d’empressement, et la coline d’encens est moins hautte.

L’encens est pour encenser les dieus, la myrrhe pour embaumer les mortels ; l’un signifie la mort, qui est myrrhe, et les souffrances accause de son amertume, mais sa gomme est verte et rend les corps morts incorruptibles ; l’encens dont la vapeur s’éleve en haut indique la resurrection, laquelle doit estre faitte en estat incorruptible procuré par la mirrhe.

4.07 Vous estes toutte belle, o mon amie, et il n’y a point de tache en vous.

C’est donc apres la mort et la resurrection de l’epoux, qu’il a rendu son epouse toutte belle et sans teche, en s’unissant avec elle, laquelle a abandonné son propre corps pour n’en faire qu’un tout spiritueus avec l’epoux. Lequel a trouvé la mort dans cette union par la coagulation de laquelle il resuscitera glorieus en corps et en ame, etc.



Salomon et l’ésotérisme verset 4.8

Livre d’Esotérisme de l’épouse dans le Cantique de Salomon

© 2005 C. Le Moal votre guide de jeu.


(JPG) sotérisme de l’épouse venant du Liban.

4.08 Venéz du Liban mon epouse, venez du Liban ; venez, cous serés couronnée de la pointe du mont d’Amana, du haut des monts de Sanir, et d’Hermon, des cavernes des lions, des montagnes des leopards.

(Liban interpretatur candidatio). Liban signifie aussy un arbre qui porte l’encens masle et femelle. Thus dicitur libanum, c’est, dit on, l’oliban.

Par Liban est aussy entendu Jerusalem, toutte bastie de cedres qui estoient venus du temps de Salomon.

Par Hermon, montagne au dela du Jourdain (interpretée : lignum exaltatum) est entendu le ciel. Car par (Ros Hermon (anathema meroris), Tal, vagina divini nominis), accause de la parité de leurs nombres, est la grace fecondante envoiée du ciel, aussy bien que la pluie douce dont il est dit ( de rore caeli etc..)

Venez du Liban veut donc dire sortéz de Jerusalem sortés du corps, renoncés pour moy à vous mesme, quittéz la hauteur des montagnes, qui sont la retraitte des lions et des leopards. ( Leo Rubeus est in montium cavernis)... Et le leopard moucheté estoit attelé au char de Bacchus, pour le triner. Mais la vierge phisique doit quitter la demeure où ne peuvent habiter que des monstres tachéz, puisqu’il faut qu’elle soit purifiée et sans tache.

Salomon avoit une maison de plaisance pres de Jerusalem, dont la situation et les environs emitoient et estoient pratiquéz sur le modelle de la montagne du Liban, en racourcy comme nous voions le château de Madrit dans le bois de Boulogne proche de Paris. Et l’on nommoit ce lieu de plaisir de Salomon le parc du Liban. Il en est parlé dans le 3. livre des Roys, 7.

Au pied des cedres de Jerusalem estoient trois vives sources, qui composoient la fonteine du jardin de plaisance de Salomon, separées en triangle, et couloient par des canaus voutéz hauts de 2. toises et longs de 400. pas. Et ces eaus alloient tomber dans des piscines taillées sur le rox. Cette fonteine estoit scellée, et destinée pour la table de Salomon, comme l’eau de l’Hydaspe l’est à son imitation pour la table des roys de Perse. C’estoit au pied de ces piscines qu’estoient les jardins de delices de Salomon, ferméz de trois montagnes, à l’orient, au septentrion, et au midy, desquels costéz elles les entouroient, et ces frands bassins de pierre à l’occident leur ont donné le nom.



Salomon et l’ésotérisme versets 4.9 et 4.10

Livre d’Esotérisme érotique et Salomon

© 2005 C. Le Moal votre guide de jeu.


(JPG) sorérisme de l’épouse soeur dans le Cantique de Salomon.

4.09 Vous avéz blessé mon coeur, ma seur mon epouse, vous avés blessé mon coeur par l’un de vos yeux, et par un cheveu de vostre cou.

Cet epoux voiant son image qu’il a mise dans cette epouse, qui la fait briller comme dans un miroir net, ou unne eau pure, en est charmé. Son coeur se trouve blessé de l’un des yeus de son epouse, de cet oeil de colombe, car elle est encor voillée en partie, comme les nouvelles épouses des pays orientaus quand on les marioit, ou si elle ne l’est plus, ces deus yeus n’en font qu’un, elle est pour luy tout oeil, ou n’a d’oeil que pour luy.

L’hebreu au lieu de cheveu, dit collier. Mais quoy que ce soit, l’epouse en cest estat de lucidité n’a pas bien de la peine à lier son epoux, le moindre cheveu suffit pour cela, et le moindre ornement de son cou charme et le retient aupres d’elle.

4.10 Que vos mamelles sont belles ma seur, mon epouse, vos mamelles sont plus belles que le vin, et l’odeur de vos parfums passe celle de tous les aromats.

Apres l’union de l’epoux avec l’epouse, elle acquiert touttes ses perfections, puisqu’il les luy a communiquées, et que tous deus ne sont plus qu’un. Ainsi les mamelles de l’epouse sont devenües comme estoient au commencement celles de l’epoux, plus belles que le vin, qui est d’usage pour les parfaits avancéz en aage, au lieu que le laict n’est que pour les jeunes encor foibles.

Elles est seur aussi bien qu’epouse, car l’epoux et l’epouse sont deus substances de mesme racine (comme dit Trevisan) et son encor frere et seur de la mesme regeneration, faitte par l’eau et le feu.

L’on les peut aussy regarder comme sortis tous deus du mercure philosophique ou rebis matiere premiere des philosophes, qui par leur reunion deviennent inseparables soit dans le volatil ou le fixe, le liquide ou le sec, etc.



Salomon et l’ésotérisme versets 4.11 et 4.12

Livre d’Esotérisme et doctrine de sagesse de l’alchimie

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) ’ésotérisme des lèvres de l’épouse dans le Cantique de Salomon.

4.11 Vos levres, o epouse, sont un raion qui distille le miel ; le miel et le laict sont sous vostre langue et l’odeur de vos vestements est comme l’odeur de l’encens.

Comme l’epouse n’a d’autre esprit que celuy de l’epoux, rien ne sort d’elle qu’il ne luy ressemble, et le miel n’est pas plus dous que la doctrine de la sagesse, dont cette epouse instruit alors le philosophe. Car il ne faut pas qu’elle se communique ny aus fous, qui la meprisoient, ny aus mechants, qui en feroient mauvais usage. Car le peché est une racine amere, qui empeche de gouster la douceur de la verité. La lettre est comme la cire qui renferme l’esprit, qui est le miel qui y est caché. Le philosophe l’a ceuilly sur les fleurs, l’a caché dans les raions de ses expressions, et le vray disciple l’en tire pour s’en nourrir, et le trouve dous quand il l’a tiré. Ce laict et ce miel sont sous leur langue, et les vrais scavants sont toujours prets de le distribuer, ou l’un ou l’autre, suivant la portée de ceus qui en peuvent et veullent gouster, et le discernement de l’epouse qui le distribue.

L’epoux celeste est luy mesme le vestement de l’epouse, elle en est revestue, et conserve ce vestement de peur de paroistre nüe, et que l’on ne voie sa honte. C’est cette robbe nuptialle, sans laquelle on ne peut plaire à l’epoux ; voilà pourquoy les vestements de l’epouse sont comme l’odeur de l’encens, qui designe l’epoux mesme, tout celeste et tout divin, ( Ruach Elohim, vapor divinae potentiae), comme la vapeur du monde en sont touttes les vantéz et chimeres voluptueuses alliciantes qui brouissent la vigne delicatte de la nature humaine.

4.12 Ma seur mon epouse est un jardin fermé, et une fontaine scellée.

La fonteine des eaus destinées pour le temple estoit sellée du sceau roial de Salomon ; son trop plein estoit receu dans les reservoirs nomméz piscines, affin de servir à aroser le jardin fermé de murs au fond de la vallée, dont Salomon s’estoit fait un lieu de plaisir.

La Virginité est un jardin rempli de fruicts d’eccellente odeur ; il est fermé, car la chasteté luy sert de mur ; c’est une fonteine scellée, source de pureté, scellée d’intégrité, et l’image de Dieu reluit dans l’eau de cette fonteine. Ce jardin est environné de l’esprit qui le met en sureté : il doit estre fermé à toutte chose estrangere, n’estant destiné que pour le seul epoux, et les plaisirs spirituels du vray Salomon roy de la sagesse. Une fonteine scellée du sceau de l’epoux, dont touttes les eaus sont destinées pour le temple, et pour celuy dont elle porte le caractere ( cuius est imago, et cuius imagine sigillata).

L’ancienne vigne que le seigneur transporta d’Egipte, fur pillée et detruitte par ceus qui passoient quand sa muraille fut detruitte, et le sanglier de la forest la ruina, comme celuy de Mars tua Adonis, et la beste sauvage la devora. Mais l’epoux environne celle cy, et tient cette fonteine scellée, parce que ses eaus ne sont aque pour ceus qui en sont dignes. Cette eau desaltère pour jamais ceus qui en boivent.

Dans ce verset est exprimé le sceau de d’Hermes, ( quo sol vel ignis mctiones, quatuor in hyeme, et tres in vere).



Salomon et l’ésotérisme versets 4.13 à 4.15

Livre d’Esotérisme et le jardin des délices dans le Cantique

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) ’ésotérisme du jardin des délices dans le Cantique de Salomon.

4.13 Vos productions sont un paradis de pommes de grenade, avec des fruicts de pommier, de cypre avec le nard.

La grenade armée de piquants et de pointes, sous une écorce dure et amere, porte des fruicts rouges, et rengéz à plaisir, qui sous la mesme envelope qui les retient, profittent et se fortifient en charité ardente. Ils s’entre soutiennent, et font l’ornement de leur fruict.

Nous avons desja parlé du cypri : il est, dit on, chaud et parfumé, et l’huille qui s’en tire a cette mesme qualité.

4.14 Le nard et le safran, la canne et le cinamome, avec tous les arbres du Liban, aussy bien que la myrrhe et l’aloes, et tous les parfums les plus eccellents.

Le nard est chaud et salutaire. Le safran est rafraichissant, et dispose à la joie, en dilatant le coeur. Le cinamome, dit on, refroidit l’eau bouillante, et fait mourir toutte vermine engendrée de corruption, et l’on luy donne encor cette propriété, qu’estant mis en la bouche d’unne personne dormante, elle fait qu’il repond sans s’eveiller aus demandes que l’on luy fait. La canelle est d’odeur charmante.

Le tabernacle fut frotté de deus parfums par ordre de Moïse.

L’aloes, dit (officinarum), dont on tire la gomme purgative, rend la santé, et fortifie l’estomac. Mais le bois d’aloes appelé ( agallocum), est d’unne odeur charmante, plus que le santal citrin, ny le bois de calembour, et son infusion et et sa teinture plus medicinalle et salutaire. Et je ne doutte point que sa gomme ou son beaume (car ce bois est resineus et huilleus) ne fust cet aloés precieus dont Joseph d’Arimatie avoit provision pour embeaumer le corps de Jesus Christ.

Enfin tous ces aromates et beaumes precieus sont pour designer l’incorruptibilité salutaire et agreable du sujet porté à l’estat qu’il vient d’estre decrit.

4.15 La fonteine des jardins et le puids des eaus vivantes, qui coullent avec impetuosité du Liban

Il y avoit effectivement des sources abondantes et rapides qui sortoient du mont Liban. Le fleuve Oronthe en sortoit dont il est dit :

Aut quid Oronthea crines perfundere myrrha

Un fleuve rejouit la Cité de Dieu par l’abondance de ses eaus. Ce sont les eaus des fonteines du Sauveur, selon Isaie, desquelles cette pierre celeste dit ( si qualqu’un a soif qu’il vienne à moy, et qu’il boive), soit aus puids au font duquel la vérité estoit cachée du temps d’Heraclite, soit à la fonteine dont l’eau vive rejaillit dans la vie eternelle. C’est cette eau qui tire des roches les plus dures des enfants d’Abraham, en les amollissant. N’abandonons donc jamais cette pierre angulaire, d’où sort cette fonteine d’eau vive, et l’eau est la misericorde qui lave, et l’huille la divinité qui est efficace.



Salomon et l’ésotérisme versets 4.16 et 5.01

Livre d’Esotérisme l’énergie sexuelle dans le Cantique de Salomon

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) sotérisme des parfums dans le Cantique de salomon.

4.16 Levés vous Aquilon, et venez vent du midy (auster) ; soufflés de touttes pars dans mon jardin, et que les parfums en decoulent.

Le vent Aquilon est froid, il durcit et reserre. Celuy de midy est chaud, il dilatte et liquefie. C’est ce souffle de l’esprit ardant qui est icy necessaire, pour faire decouler les parfums de l’épouse, en amolissant la dureté dont Aquilon la reserroit.

Le vent du Seigneur soufflera, dit le prophete roy, et les eaus couleront. C’est là l’ancien langage qui n’est plus de saison, car l’ancien fleuve n’estoit que d’eaus ; celuy cy est de parfums, que l’esprit ardant fait couler par son soufle.

Nous avons averti d’abord qu’en ce verset est indiqué le regime du feu, aussy bien que dans le verset 7ème du 2ème chapitre.

Le vent du nord s’accorde icy avec celuy du midy, en faveur de l’epouse, et les cavernes des lions avoient esté changéees en colines fleuries.

Chacun de ces vents porte l’agréable odeur de l’epouse de costéz differents, pour attirer l’epoux.

5.01 L’épouse :

Que mon bien aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange du fruict de ses arbres.

Nous avons desja dit, et nous protestons encor, que nous ne voulons en rien deroger au sentiment des Peres de l’Eglise, dont nous sommes membre par la grace de Jesus Christ. Ainsi nous croions au sens spirituel qu’ils ont donné à ce cantique, nous l’admirons et en sommes penetréz, et prions le Seigneur que nous en puissions dignement profiter, conformement à l’intention de ceus ausquels le Saint Esprit en a revelé la decouverte. Mais cela n’empesche pas que nous ne soions persuadéz que sous ces mesmes expressions saintes et misterieuses, le secret de la medecine universelle, ou pierre des philosophes, ne se trouve aussy caché, et que l’on ne l’y puisse rechercher et decouvrir. Sur quoy j’en fais juge les adeptes, qui seuls peuvent porter là dessus un jugement éclairé et decisif.

Ce chapitre, qui semble indiquer une nouvelle imbibition, ne doit pas vous surprendre par se repetitions, puisque ce n’est qu’une reiteration de la premiere operation, et cette description reiterée des songes et visions, qui sont descrittes comme presentes, peuvent bien n’estre qu’un avertissement de ce que l’on doit voir, et un guide de la voie et du procedé que l’on doit suivre et tenir.

L’epoux est indiqué icy à juste tiltre pour le maistre de ce jardin, puisque c’est luy qui luy a donné l’estre, et que ces arbres ne fructifient que par arosement.



Salomon et l’ésotérisme verset 5.01/2

Livre d’Esotérisme de la vigne et du vin dans le Cantique


(JPG) sotérisme de la vigne et du vin dans le Cantique de Salomon.

5.01 L’epoux :

Je suis venu dans mon jardin, ma seur mon epouse ; j’ay receuilly ma myrrhe avec mes parfums ; j’ay mangé le raion avec le miel. J’ay beu mon vin avec le laict. Mangéz mes amis et buvez, enivrés vous, vous estes mes tres chers.

Nous avons parlé ailleurs du progres de la culture de la vigne, et de son usage. Le Seigneur l’a crée, c’est à dire plantée. Cette vigne donnée de Dieu a ses seps, qui doivent porter fruict, et le soin que l’on y aporte fait qu’elle fructifie plus ou moins. Il ne s’agit pas seulement, comme nous en avons estés avertis, de la tailler pour en retrancher le superflu ; il faut apres cela la preserver du froid, lorsquelle commance à fleurir, car c’est une plante fort susceptible de la gelée. Mais apres tous ces soins, affin que son fruict se nourisse, il la faut arouser, car la chaleur et l’humidité sans gelée est ce qui luy convient davantage. Quand ce fruict est venu, grossy et meuri à souhait, il s’agit de le ceuillir, de le moisonner, et puis l’aiant mis au pressoir, de le cuver, et en faire d’eccellent vin, dont on use dans son temps.

Le vin est la sagesse des choses inferieures, ce qui fait dire à Salomon dans l’Ecclesiaste ( Cogitavi in corde meo abstrahere a vino carnem mean ut animum meum tranferrem ad sapientiam divinam de qua dicitur ab initio meliora sunt ubera tua vino). J’ay songé dans mon coeur de retirer ma chair du vin, affin de transfer mon esprit, ma pensée, à la sagesse divine, dont il est dit des le commancement de ce cantique, (tes mamelles sont meilleures que le vin). Le laict est le commancement de la sagesse, de la meilleure partie duquel se fait le beurre, dont on ne gouste point qu’apres la mort du baiser. C’est pouquoy elle a dit donne moy un baiser de ta bouche, car le vin qui se tire d’un vegetal, ou d’une plante vaut moins que le laict qui nous est fourny par un animal, d’un genre plus noble. Le vin enyvre, et le laict ne le fait pas, mais il insinue un sommeil tranquille, quoyqu’ils nourissent tous deus. Le vin pur ne se corrompt pas aisement ; mais le laict hors des mamelles, de mesmes que le sang hors des veines, se corrompt, si on ne le pressure et le bat, et que l’on ne le cuise avec le feu de la charité. Mais il est dit : acheptés du vin et du laict, mais sans les changer, ny mesler, parce qu’ils se corrompent quand ils sont meléz ensemble. Ce qui a fait dire à Salomon ( J’ay bu mon vin avec mon laict, et il ne m’en a pas bien pris). Celuy donc qui veut atteindre à la supreme sagesse, doit se depouiller necessairement de la sagesse des choses inferieures.



Salomon et l’ésotérisme verset 5.01/3

Livre d’Esotérisme du jardin de l’époux dans le Cantique

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) ’ésotérisme du jardin de l’époux dans le cantique de salomon

5.01 L’epoux :

Je suis venu dans mon jardin, ma seur mon epouse ; j’ay receuilly ma myrrhe avec mes parfums ; j’ay mangé le raion avec le miel. J’ay beu mon vin avec le maict. Mangéz mes amis et buvez, enivrés vous, vous estes mes tres chers. Suite...

J’avoüe qu’il ne les faut point confondre ensemble ; mais comme touttes deus sont bonnes, quand elles ne sont point meslées ny confondües, il est important de les distinguer dans ce Cantique des cantiques, et de les demesler, pour les appliquer chacune à leur usage. Ne nous figurons donc pas que sous l’expression de l’une n’ait esté entendue que l’autre, et que sous les regles de la divine n’ait esté donnée que la temporelle et la terrestre ; mais ne les separons pas non plus de maniere que nous voulions que sous la mesme expression qui marque la divine et spirituelle, la temporelle soit absolument suprimée, puisqu’il est dit que chacun à part a son eccellence et son utilité.

Cela supposé, je ne pretends nullement comme je l’ay desja dit plus d’unne fois, lorsque je fais attention, et que j’interprette phisiquement l’expression misterieuse de l’Ecriture sainte, et que j’en fais application à la science temporelle, diminuer en rien, ny donner atteinte en aucunne façon à la spirituelle et divine, que je revere comme principe de l’autre, de mesme que Dieu est auteur de la nature qu’il a crée, laquelle ne fait qu’executer ses divines volontéz sur les creatures qui luy sont soumises.

Entrons donc en matiere sans scandale et sans scrupule, et disons que l’epoux invite d’entrer dans son jardin qu’il a rendu fecond, lequel jardin est son epouse mesme, à laquelle il ne peut ny ne doit rien refuser. Dors en avant, il luy rend compte de ce qu’il a fait.

(J’ay receuilly ma myrrhe, avec mes parfums). Ma myrrhe marque les soufrances par son amertume, et la mort par l’usage auquel on l’emploioit pour embaumer les corps morts, et les empescher de se corrompre. Nous avons dit que l’arbre qui porte cette gomme est un arbrisseau rempli d’epines ; les feuilles rudes aussy bien que l’ecorce ressembles à celles de l’orme, et la seve qui en distille (surtout des jeunes sans incision) est ce beaume precieus, auquel on donnoit le nom de stacté, qu’il porte encor, mais qu’il est maintenant difficille de recouvrer en cet estat, dans lequel les anciens le disoient estre verd ; mais à present on n’en voit plus qu’en gomme assez dure, où il se voit des veines blanches, qui la font nommer onglée, le reste estant jaune tirant sur le roux.



Salomon et l’ésotérisme verset 5.01/4

Livre d’Esotérisme et les mystères de l’encens dans le Cantique

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(JPG) ’ésotérisme des mystères de l’encens dans le Cantique de Salomon.

5.01 L’epoux :

Je suis venu dans mon jardin, ma seur mon epouse ; j’ay receuilly ma myrrhe avec mes parfums ; j’ay mangé le raion avec le miel. J’ay beu mon vin avec le maict. Mangéz mes amis et buvez, enivrés vous, vous estes mes tres chers. Fin du verset.

Quant à l’encens, quelques uns pretendent que le storax est l’encens des Juifs, rouge et de fort agreable odeur, gomme qui distille de l’écorce d’un arbre qui a les feuilles comme le coignier, un peu plus petittes, et les fruicts comme des avelines. D’autres disent que l’encens est ce qui sort de l’arbuste nommé oliban , le vray (Libanum) du mont Liban, dont nous avons parlé ; que l’on a toujours cru, et que l’on croit encor si fort destiné pour encenser les dieus, que l’oon dit mesme encor qu’il n’y a que ceus de famille et de reputation sainte qui soient emploiéz aujourduy à le receuillir, en grosses larmes blanches, qui s’écoulent des incisions qu’ils font à cet arbre, dont les feuilles entassées en touffes au bout des branches, et longues, n’ont garde de ressembler à celles du storax, duquel la gomme est rouge, comme nous l’avons dit.

Cet encens destiné à encenser les dieus, de quelque arbre qu’il soit produit, signifie la spiritualité et la divinité, à laquelle il est destiné, parce que sa vapeur s’éleve par le feu, et Pline dit que ces deus odeurs de la myrrhe et de l’encens ne se sentent point que par l’action du feu quand il brule.

Ainsi donc l’epoux qui dit à son epouse qu’il a moisonné sa myrrhe avec ses aromates, peut luy faire entendre qu’il est mort et resuscité dans l’oeuvre philosophique, c’est à dire qu’il est sublimé et sorti de la putrefaction philosophique.

Quant à ce qu’il dit, qu’il a mangé le raion avec le miel, et bu son vin avec son laict, ce miel que nous avons dit ailleurs signifier en latin par ce terme (MEL) ( (M)ercurius (E)lementorum (L)igamen, accause des trois premieres lettres de ces trois mots), nous en avons dit la raison autre part et nous nous contenterons de repeter icy, que les cabalistes l’interpretoient pour le simbole de la douceur et de la suavité du goust, dont il est dit que cette terre de promission estoit decoulante aussi bien que de laict. Laquelle terre est celle nommée ( jebi) par daniel ( gloriosa, inclita, fortitudinis vel jucunda par d’autres) et que le Seigneur certifie estre plus fertille que celle s’Egipte, moins étendue et plus montueuse ou pleine de roches apres et rudes que les autres, mais plus agreable, plus favorisée de l’influence celeste, où le Sauveur a esté conceu, est né, a esté elevé pendant son jeune aage, a fait tous ses miracles, a souffert, et est resuscité, et d’où il a tiré le miel et le laict, dont il a repû les siens, et leur en a fourny une sasses grande abondance, poue le communiquer à toute creature. Le laict est pour la nourriture et le miel pour la delectation.

Ce melange de vin et de laict, que l’epoux nous dit avoir faict en buvant l’un et l’autre, m’autorise à soutenir que j’ay raison de rechercher dans les Ecritures saintes, et surtout dans le Cantique des cantiques, l’une et l’autre sagesse, exprimées sous ces deus liqueurs dont il veut faire gouster à ses amis, et enyvrer ses tres chers.



Salomon et l’ésotérisme versets 5.02 et 5.03

Livre d’Esotérisme du coeur dans le Cantique de Salomon

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) sotérisme du coeur et du corps dans le Cantique de salomon.

5.02 L’épouse :

Je dors et mon corps veille, j’entends la voix de mon bien aimé qui frappe.

L’epoux :

Ouvrés moy, ma seur, mon amie, ma colombe, vous estes sans tache, parce que ma teste est pleine de rosée et mes cheveus de gouttes d’eau des nuicts.

Le corps de l’epouse semble reposer, mais le coeur de son centre brule d’ardeur, ce qui la rend si appetente et empressée. C’est là son attention pour son epoux, qui la fait veiller.

L’epoux n’a pas moins d’empressement de la rafraischir, que son ardeur luy donne d’empressement pour l’estre. Il dit donc à celle qui est sa seur, comme nous l’avons expliqué, à son amie, car ils sont unis d’affection et de simpathie (comme l’aiman et l’acier), pour faire le mesme oeuvre à sa colombe, qu’il a rendüe si pure et si nette : Ouvrés moy, voicy de quoy vous desalterer dans l’ardeur qui vous enflame, ma teste ma partie spiritueuse vous aporte une abondante rosée, je l’ay ceuillie pour vous, et l’empressement que j’ay de vous rejoindre, fait que je n’ay pas attendu le jour. Ma teste est pleine de gouttes d’eau, c’est la sueur des souffrances qui la cause. Ces souffrances viennent de ce que je ne puis rester avec vous, et m’y unir autant que je le voudrois. Ces gouttes d’eau vous seront salutaires, et cette rosée est une rosée de lumière, qui tombant sur la secheresse de vostre terre en dissipera les tenebres, et en vous rafraichissant elle vous illuminera. Ces gouttes viennent gratuitement du ciel, incompréhensibles dans leur principe et dans leur effect.

5.03 L’epouse :

Je me suis depouillée de ma robe, comment la revestirés je ? J’ay lavé mes pieds, comment pourés je les ressalir ?

La matire dessechée et blanchie par la premiere visite de l’esprit, semble avoir de la peine à se resoudre de retourner par la premiere visite de l’esprit, semble avoir de la peine à se resoudre de retourner en ce premier estat de dissolution et souillure, d’où s’estoit ensuivie cette premiere putrefaction, du bourbier de laquelle eslle estoit sortie, et elle aprehende dans cette seconde visite de retomber dans une pareille defaillance que la premiere, où ayant perdu et s’estant trouvée toutte separée de son ancien corps, et connu l’avantage d’en estre sortie et separée, elle a peine à laisser obscurcir de nouveau cette lumiere, cette blancheur, dont elle avoit paru si charmante à son epoux.

Elle avoit lavé ses pieds dans le premier bain de la renovation, ce premier bain l’avoit aidé à se tirer du bourbier fangeus, ou sa prison la retenoit captive, et l’avoit epurée.

Les pieds sont l’attache et l’affection aus choses basses et terrestres, ils sont lavéz dans le baptesme, et dans les larmes de la penitence.



Salomon et l’ésotérisme verset 5.04

Livre d’Esotérisme et le symbole alchimique dans le Cantique

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) ’ésotérisme et le symbole de la main dans le cantique de Salomon.

5.04 Mon bien aimé passa sa main par l’ouverture, et mon ventre tressaillit à son toncher.

La main est le simbole du travail et de l’operation. Elle l’est aussy de la puissance. ( Manus Dei est spiritus Dei, per quem tanquam per artificem omnia opera operantur). La main de Dieu est son esprit, par leqel touttes choses sont operé spiritueusement en elle, et rendit son epouse toutte ébranlée par l’émotion que cette operation luy causa dans son ventre et le plus profond de ses entrailles et de son centre, et jusques dans ses plus intimes parties ( per minima).

Vette emotion si intime pouvait aussy venir, comme nous l’avons desja touché, de l’idée d’unne nouvelle separation d’avec ce corps spiritualisé qu’elle avoit acquis et qui luy restoit seul, et qu’elle tenoit de cet epoux, en la place su souillé qu’elle avoit depouillé, la premiere foix qu’elle s’estoit evanouïe.

Et cette ouverture où l’epoux avoit passé sa main, peut indiquer ou celle du vase naturel, c’est à dire de la matiere et du sujet purifié, ou celle du vase artificiel, c’est à dire le col du matras ou oeuf philosophique, ( collum vasis).

Pour mieus entendre la metaphore ou allegorie de tout ce chapitre, qui a esté composé, aussy bien que le reste de ce cantique, par rapport à l’usage des pays orientaus, il faut scavoir, que les cours des maisons des villes de ces pays, donnent sur les rues, et que ces cours sont situées entre la rue et la maison manable, où l’on couche. L’on entre par dedans, mais que l’on peut ouvrir aisement quand on est dans la rue, en passant sa main par un trou fait expres à la porte et toujours ouvert. La nuict cette porte se ferme avec quelque autre machine ou verrou, hors de portée de ce trou, en sorte qu’il n’y a que ceus qui sont dans la cour qui puissent debarasser cette porte de la cour, qui donne sur la rue. Ces rues et ces cours sont ordinairement fort salles, pleines de poussiere dans la secheresse, et de boües dans le temps humide. La maison ou l’on couche, et où l’on se rend apres avoir traversé la cour, a sa cloture particuliere, pour la sureté de ceus qui y logent. Cela supposé, passons au verset suivant.



Salomon et l’ésotérisme versets 5.05 et 5.06

Livre d’Esotérisme de la myrrhe dans le Cantique de Salomon

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


(JPG) ’ésotérisme des portes dans le cantique de Salomon.

5.05 Je me leve pour ouvrir à mon bien aimé, mes mains estoient touttes degoutantes de myrrhe, et mes doits estoient pleins de la myrrhe la plus précieuse.

La vierge terrestre, nostre epouse phisique, si susceptible aus parfums volatils de la main de son epoux, se leve pour luy aller ouvrir, et le recevoir ; et l’effect de l’attouchement de la main de son epoux, sur ce trou de la porte de la rüe, fut si subit, que les mains de l’epouse, qui designent son opération, sa vertu, sa puissance passive, en furent toutte degoutantes de myrrhe, et ses doits, qui denottent jusques aus moindres parties les plus tenües de ses operations passives, estoient pleines de la myrrhe la plus precieuse, dont estoit, embeaumé son epoux si spiritueus et si volatil, lequel avoit passé sa main par le trou de la premiere porte de la rüe, croiant peutestre qu’elle n’estoit fermée que du verrou du jour. La volatilité de cet epoux estoit si subtille et penetrante à ce retour, si odorante, si subtille, si spiritualisée et si penetrante, que son epouse en ressentit aussitost l’effect. Cette epouse scellée hermetiquement ne pouvoir qu’entendre la voix de son epoux, lequel ne la pouvoit joindre et la visiter que ce sceau ne fust levé, et qu’elle ne sortist elle mesme de la chambre où elle estoit renfermée. Mais cet epoux n’eut pas plustot touché le verrou et passé sa main par l’ouverture de la premiere porte, qui est le vase artificiel, ou du verre scellé hermetiquement, qu’il disparut et s’envola, ce qui fait dire à l’epouse ce qui est dans le verset suivant.

5.06 J’ouvris le verrou de ma porte à mon bien aimé, mais il avoit desja passé ailleurs, et s’estoit retiré. Mon ame sortoit comme fondue au son de sa voix, je le cherché, et je ne le trouvé point, je l’appelé, et il ne me repondit pas.

Il semble qu’il faille icy supposer deus portes closes, l’unne de la rüe, qui sera la cloture du vase artificiel, et l’autre de la chambre où l’epouse estoit couché, dont le verrou est le sceau naturel des vases de la nature. Il est à présent aisé de comprendre ce que l’epouse vouloit dire : J’ay lavé mes pieds, comment vous pourés je aller ouvrir, à travers la cour, la porte de la rüe, sans les sallir de nouveau ? Cependant l’epoux avoit passé sa main à travers le trou de cette porte de la rüe, et soit qu’il l’eust ouverte et qu’il fust entré dans la cour, ou qu’il n’eust fait que passer sa main par le trou de la porte de dehors, son odeur spiritueuse avoit si fort embeaumé soit la cour, soit le verrou et le trou de la premiere porte, laquelle l’epouse alla pour ouvrir apres avoir ouvert celle de sa chambre, que ses mains en furent touttes penetrées et embeaumées et ses doits en devinrent tous degouttans de myrrhe, c’est à dire qu’elle en fut toutte penetrée et dissoute.

Mais l’epouse ne trouva plus son epoux, il avoit desja passé outre ; elle eut beau l’appeler, il ne luy repondit pas.

La matiere aiant esté subitement imbibée de cette onction, l’esprit ou l’humidité s’evanouit, et ne paroist pas davantage, et monte au ciel etc...

Le mot qui est interpretté myrrhe est ( heber) en hebreu, (myrrha transiens), en françois bonne ou passable ; dans le spirituel elle est prise pour l’aumosne.

SUITE LIVRET IV...




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