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Livre de Thoth : Lame du nombre 15

Arcane majeur nombre 15, le Diable du Tarot du Sépher de Moïse®

Arcane majeur du Tarot : lettre Samech, le Diable


L’Académie d’Hermès


Arcanes Majeurs du Tarot du Sépher de Moïse ®

Lame du livre de Thoth, le Nombre :

O-1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-


Tarot du Sépher de moïse®, arcane majeur du livre de Thoth : le Diable, Nombre 15, lettre hébraïque Samech.

Le Diable.

Le Nombre 15.

Tarot d'Oswald Wirth (JPG)

Le Nombre Quinze, le Diable dans le livre de Thoth, c’est aussi le neuvième signe Nôah/Capricorne dans le Zodiaque sacré. Ce troisième Nombre de notre cinquième ternaire (13-14-15) correspond de par sa position à l’influence du Destin, ce qui est confirmé par sa réduction théosophique (1+5 = 6), qui lui-même est en troisième position dans le ternaire (4-5-6). Pour comprendre toutes les arborescences de ce Nombre Quinze, il convient de le rattacher au présent chapitre 6 qui est spécifiquement dédié au rôle de Nôah/Capricorne dans les Tables de la Loi. Notre Initié, le Nombre Neuf, (la neuvième manifestation de Seth/Vierge, son fils), celui qui est pourvu des Puissances de l’Ennéade originelle, son archétype inconscient, doit accéder à sa souveraine divinité en éprouvant en Conscience, les pouvoirs de sa volonté par la maîtrise des Puissances de ces Nombres. Soit il subira sa descente aux enfers de l’incarnation, sans parvenir à vaincre les tentations du Destin, auxquelles il sera soumis pour démontrer la Force de son libre arbitre ; et dans ce cas il utilisera ses pouvoirs en tant que sorcier. Soit il sera capable de vaincre les pièges du Destin que sont les désirs, les passions, les émotions, les tentations (dont la sexualité corporelle n’est pas une des moindre), ainsi que la voracité de son ego, alors il sera le Mage, le Messie des écritures qui deviendra l’expression incarnée de la Providence dans la sphère organique, pendant que par nécessité structurelle, cette dernière doit laisser sa nature au repos au sein de cette sphère maudite. Le Nombre Quinze est par excellence celui du libre arbitre, faculté qui ne peut s’exercer sans cette autre faculté qu’est le discernement, dont celui du Bien et du Mal que constitue le fruit de l’arbre de la Connaissance, qui fait de celui qui en consomme, qu’il devient

Tel-que-Lui-les-Dieux.

Celui qui accède à la Connaissance, accède obligatoirement à un certain degré de pouvoirs Magiques. Il convient d’entendre par magique, non pas ce qui violerait les Lois de la Création, mais des pouvoirs subtils qu’acquiert la Conscience de celui qui se hisse au niveau des Connaissances de Lois supérieures. Savoir l’endroit où se trouve un coffre est une chose ; être capable de s’y rendre en est une autre, et connaître la combinaison de ce coffre, qui permettra de l’ouvrir, est analogiquement la magie dont il est ici question. Ainsi celui qui accède à la Connaissance d’une partie du contenu de ce coffre, succombera-t-il à la tentation de la convoitise, pour s’approprier ces richesses en valorisant son ego, ou sera-t-il maître de ses instincts, de ses vices, et de ses petits démons intérieurs pour utiliser ces richesses dévoilées au service de l’oeuvre providentielle ?...

Nous avons vu, dans ce chapitre dédié à Nôah, que pour se consacrer à l’oeuvre providentielle, il devra en accepter volontairement le principe, et l’ouvrage à réaliser n’est rien de moins que le Grand OEuvre alchimique, celui qui permettra de pérenniser la transmission de la Connaissance par notamment la construction d’une Thebah capable de surnager aux déluges. Il est donc nécessaire pour pouvoir servir l’oeuvre providentielle, d’avoir acquit les compétences nécessaires et d’en manifester la volonté par une mise en application. S’il est normal de juger l’arbre à ses fruits, il l’est tout autant de juger l’âme-de-vie à son parcours et à ses réalisations, à la condition qu’il y ait parcours et réalisations au sens concevable par la Providence ; c’est-à-dire par la volonté de participer à cette OEuvre collective (impliquant des forces multiples et harmonieusement équilibrées) qu’est la Divine Création.

Nous retrouvons dans la Bhagavad Gîta, cette autre Thebah, ces quelques versets qui viendront illustrer ce Nombre Quinze, confirmant s’il en était besoin, que la Connaissance a bien une source commune universelle :

Verset : 3.16
-  O Arjuna, celui qui n’accomplit pas de sacrifice comme le prescrivent les Védas vit certes dans le péché ; il existe en vain, celui qui se complaît dans les plaisirs des sens.

Verset : 3.17
-  Cependant, il n’est point de devoir pour l’être éclairé sur le moi véritable, qui parfaitement comblé, ne se réjouit et n’est satisfait qu’en lui.

Verset : 3.18
-  Celui qui a réalisé son identité spirituelle ne poursuit aucun intérêt personnel en s’acquittant de ses devoirs, pas plus qu’il ne cherche à fuir ses obligations ; nul besoin, pour lui, de dépendre d’autrui.

Verset : 3.19
-  Ainsi, l’homme doit agir par sens du devoir, détaché du fruit de ses actes, car par l’acte libre d’attachement, on atteint l’Absolu.

Verset : 3.20
-  Même des rois comme Janaka, et d’autres, atteignirent la perfection par l’accomplissement du devoir. Assume donc ta tâche, ne serait-ce que pour l’édification du peuple.

Verset : 3.21
-  Quoi que fasse un grand homme, la masse des gens marche toujours sur ses traces ; le monde entier suit la norme qu’il établit par son exemple.

Verset : 3.22
-  O fils de Prithâ, il n’est, dans les trois mondes aucun devoir qu’il Me faille accomplir ; Je n’ai besoin de rien, je ne désire rien non plus. Et pourtant, Je Me prête à l’action.

Verset : 3.23
-  Car, si Je n’agissais pas, ô Pârtha, tous les hommes suivraient certes la voie qu’ainsi J’aurais tracée.

Verset : 3.24
-  Si Je m’abstenais d’agir, tous les univers sombreraient dans la désolation ; à cause de Moi, l’homme engendrerait une progéniture indésirable. Ainsi, Je troublerais la paix de tous les êtres.

Verset : 3.25
-  En accomplissant son devoir, ô descendant de Bhârata, l’ignorant s’attache aux fruits de son labeur ; l’homme éclairé agit, lui aussi, mais sans attachement, dans le seul but de guider le peuple sur la voie juste.

Le hiéroglyphe de la lame du livre de Thoth symbolisant ce Nombre Quinze, représente un diable à tête de bouc (se rapprochant de notre signe du Capricorne) avec sur ses bras d’homme, écrit la formule des alchimistes solve et coagula, la descente aux enfers de la cristallisation matérielle et sa remontée. Le sceptre du pouvoir qu’il tient dans sa main nous indique qu’il est parvenu à ouvrir le coffre des secrets de la Nature et qu’il en possède une libre disposition, redoutable responsabilité qui est en même temps l’expression de sa divinité ou de sa possible diabolisation, selon qu’il activera librement en bien ou en mal les intentions qui seront à l’origine de l’exercice de ses pouvoirs. Nous retrouvons dans ce Nombre Quinze, la dualité inhérente au libre arbitre et qui s’était manifestée dans le Nombre Six, la lame de l’Amoureux dans le livre de Thoth, cet Amoureux qui était déjà confronté entre ses désirs et sa volonté, entre le vice et la vertu. N’oublions pas que le Nombre Quinze est une déclinaison du Nombre Six (1+5 = 6) et du Nombre Neuf de par sa position de neuvième signe du Zodiaque sacré.

La synthèse de ce Nombre Quinze dans le Tao-Tô-King me semble correspondre à cette sentence :

Celui qui sait marcher ne laisse pas de traces. Celui qui sait parler garde ses paroles. Celui qui sait compter n’a pas de boulier. Celui qui sait garder n’a que faire de verrous et de clefs. Celui qui sait lier n’a pas besoin de liens et nul ne peut défaire les noeuds qu’il a serrés. Ainsi le Sage se dédie au secours des hommes. Il n’en rejette aucun. Il veille à préserver les êtres, sans en excepter aucun. Il est dans la lumière. Tout plein de soleil. Le Sage est le maître de celui qui ne l’est pas et ce dernier est la matière sur laquelle il agit. Ainsi, ils ont besoin l’un de l’autre. Voilà une vérité. Une vérité subtile. Car tout ce qui est essentiel pour l’homme, tout ce qui lui est indispensable, reste une énigme. C’est l’inconnu pour lequel on lutte et on travaille. C’est l’inconnu qui nous donne la force de vivre, la force d’espérer, la force de croire. Car ce que l’homme veut savoir lui reste inconnu. À jamais.

Le Nombre Quinze a pour lettre hébraïque Samech, nom divin Sameck (celui qui soutient, fortifie).

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche sifflante, et s’applique comme moyen onomatopée à peindre tous les bruits sifflants : quelques écrivains observateurs, du nombre desquels est je crois Bacon, ont conçu cette lettre S comme le symbole du principe consonnant, de la même manière qu’ils concevaient la lettre Hé, ou l’aspiration H, comme celui du principe vocal. Ce caractère est, en hébreu, l’image de l’arc dont la corde siffle entre les mains de l’homme. Comme signe grammatical, il est celui du mouvement circulaire, en ce qui a rapport à la limite circonférentielle de toute sphère. Son nombre arithmétique est 60.

Tarot du Sépher de moïse®,

Le Diable, nombre 15

  • © C.Le Moal 2006 - Déposé SGDL - Marque déposée.

Extrait de la troisième partie du tome II, du livre : la Véritable Histoire d’Adam et Ève enfin dévoilée.

Téléchargement GRATUIT du livre.


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