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Livre de Thoth : Lame du nombre 16

Arcane majeur nombre 16, la Maison Dieu du Tarot du Sépher de Moïse®

Arcane majeur du Tarot : lettre Haïn, la Maison Dieu


L’Académie d’Hermès


Arcanes Majeurs du Tarot du Sépher de Moïse ®

Lame du livre de Thoth, le Nombre :

O-1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-


Tarot du Sépher de moïse®, arcane majeur du livre de Thoth : la Maison Dieu, Nombre 16, lettre hébraïque Haïn.

La Maison Dieu.

Le Nombre 16.

Tarot d'Oswald Wirth (JPG)

Le Nombre Seize, la Maison Dieu dans le livre de Thoth, a pour dixième signe Shem/Sagittaire dans le Zodiaque sacré. C’est le premier Nombre de ce sixième ternaire (16-17-18), qui donc est sous l’influence de la Providence comme l’est le Nombre Sept, sa réduction théosophie (1+6 = 7). Il en est de même si nous additionnons tous les Nombres jusqu’à Seize, nous obtenons la somme de 136 qui en réduction théosophique nous donne Dix puis Un, la Providence... Si nous nous reportons aux dispositions du Zodiaque sacré des Tables de la Loi (chapitre V ), nous savons que Nôah est la dernière manifestation de Seth/Vierge, et que les trois signes de l’évolution du quatrième quadrant sont les fils de Nôah donc son enseignement, et la maîtrise ou non de son libre arbitre. Ce qui veut dire que les signes suivants celui de Nôah/Capricorne sont en réalité les manifestations de ce dernier. Le Nombre Quinze nous indique qu’il a la possibilité de choisir d’être Mage ou sorcier, selon sa capacité à maîtriser les Puissances et Vertus qui figurent dans son patrimoine karmique de Quinze Puissances, selon la Tempérance qui en assure l’harmonie spirituelle. L’intempérance, dont il reste libre d’user, le conduisant non plus sur les voies de l’évolution, mais sur les voies de l’involution celles du Destin et du zodiaque profane. Ainsi, s’il lui venait l’envie de mésuser les facultés supérieures et les pouvoirs qui sont les siens, en succombant par exemple à la fascination de leur puissance, ce qui ne manquerait pas d’engendrer une sympathie passionnelle, il en subirait rapidement leur terrible envoûtement. La forte volonté, qui est celle qu’aura développé l’Initié du Nombre Quinze, rencontrerait alors le désir qui deviendrait si ardent qu’il soumettrait cette volonté en proportion de la puissance de celle-ci. L’envoûtement que provoque ce désir passionnel sur le Mage est une véritable maladie morale qui finira par empoisonner sa vision juste et pervertira son sens aigu du discernement. Cette corruption spirituelle est une des nombreuses tentation d’un magnétisme très puissant, que devra surmonter le Mage sous peine de voir l’édifice, que parvient à réaliser son ego en le détournant de sa mission, foudroyé par la perte de la toute puissance des liens subtils qui le reliaient aux énergies de la Divine Providence. À l’image d’Adam qui par les choix de sa faculté volitive s’est coupé des lumières de Lui-les-Dieux, il sombrera dans les ténèbres de l’ignorance et de l’ardeur cupide. Le hiéroglyphe du signe de Shem/Sagittaire est celui du Centaure moitié animal, moitié homme, que ce dernier domine de sa volonté en dirigeant la flèche de sa volonté de son arc tendu vers le haut... Le Nombre Quinze étant l’ultime étape de la manifestation providentielle, puisque nous l’avons vu après Nôah/Capricorne, les signes suivants sont son oeuvre directe, aucune des 78 lames du livre de Thoth, n’a pour réduction théosophique un Nombre supérieur à Quinze (7+8 = 15).

Le symbolisme hiéroglyphique de la Lame du livre de Thoth est sur ce point d’une parfaite justesse ; cette tour qui rappelle la fameuse tour de Babel, et qui se voit décapitée par la foudre qui vient du Soleil (la lumière, la Connaissance), fait s’écrouler les briques sur la tête des âmes-de-vie qui sont à l’origine de cette construction vaniteuse et dérisoire, qui n’est en rien semblable à la Thebah que doit construire l’initié, cette Arche susceptible de surnager au déluge. Cette tour est bâtie par l’empilement de matériaux à l’échelle humaine (partie animale du Centaure), ce qui en fait bien une construction de même nature qui ne peut en aucun cas se mesurer avec les révélations de la Providence et sa cosmologie, dont les matériaux sont eux surhumains. Cette tour condamne son bâtisseur à n’être que son oeuvre, qui pour imposante et ambitieuse qu’elle soit, n’en sera jamais digne de comparaison d’avec l’oeuvre céleste. C’est surtout la manifestation d’une vanité qui au lieu d’élever celui qui en est victime, le réduit à l’étroitesse des limites de l’humaine nature, qui au regard des Lois de la Divine Providence, n’est que pure folie. Dans son ouvrage Dogme et rituel de la haute magie, Eliphas Lévi disait en parlant du Nombre Seize :

Nous avons tous un défaut dominant qui est, pour notre âme, comme l’ombilic de sa naissance pécheresse, et c’est par là que l’ennemi peut toujours nous saisir : la vanité pour les uns, la paresse pour les autres, l’égoïsme pour le plus grand nombre. Qu’un esprit rusé et méchant s’empare de ce ressort, et vous êtes perdu. Vous devenez alors non pas fou, non pas idiot, mais positivement aliéné, dans toute la force de cette expression, c’est-à-dire soumis à une impulsion étrangère. Dans cet état, vous avez une horreur instinctive pour tout ce qui vous ramènerait à la raison, et vous ne voulez même pas entendre les représentations contraires à votre démence. C’est une des maladies les plus dangereuses qui puissent affecter le moral humain.

Le meilleur moyen de se prémunir contre le fléau du Nombre Seize, c’est bien évidemment la pratique de la Tempérance, mais surtout celle de cette Vertu la plus emblématique de la sagesse, je veux parler de l’Humilité, dont ce Nombre est l’expression de la toute puissance. Car si le Nombre Quinze est celui du libre arbitre, cette liberté ne peut durablement s’exprimer pour qui sombre rapidement sous la domination des désirs, passions, émotions ou vaniteuses ambitions. L’Humilité, comme nous avons eu maintes fois l’occasion de le voir tout au long des précédents chapitres traitant de l’Enseignement des Tables de la Loi, libère et supprime le poids du fardeau des servitudes qui découlent de la vanité et de la présomption, c’est aussi la marque incontournable de la divinité de l’âme-de-vie car, comment celui qui accède à la pleine conscience des réalités de la Divine Création, ne pourrait-il pas faire preuve de la plus grande Humilité signe que, toute proportion gardée, il est devenu semblable par son discernement à son Créateur. Dans la Bhagavad Gîta nous avons cet admirable verset qui résume toute la symbolique du Nombre Seize et de la Tour Dieu du livre de Thoth :

Verset : 13.8,
-  L’humilité, la modestie, la non-violence, la tolérance, la simplicité, l’acte d’approcher un maître spirituel authentique, la pureté, la constance et la maîtrise de soi ; le renoncement aux objets du plaisir des sens, l’affranchissement du faux ego et la claire perception que naissance, maladie, vieillesse et mort sont maux à combattre ; le détachement d’avec sa femme, ses enfants, son foyer et ce qui s’y rattache, l’égalité d’esprit en toute situation, agréable ou pénible ; la dévotion pure et constante envers Moi, la recherche des lieux solitaires et le détachement des masses, le fait de reconnaître l’importance de la réalisation spirituelle, et la recherche philosophique de la Vérité Absolue, - tel est, Je le déclare, le savoir, tout ce qui va contre l’ignorance.

Dans le Tao-Tô-King, Lao-Tseu nous résume la vertu de ce Nombre Seize avec toujours la simplicité et l’élégance d’une vision intemporellement juste :

Tout le monde dit que la voie est immense. Et qu’elle ne peut être comparée à rien d’autre. C’est précisément par son immensité qu’elle est différente de tout ce que l’on connaît. Si elle ne l’était pas, depuis longtemps, elle se serait dissipée. Il y a trois trésors que je garde en moi : Le premier est l’amour. Le second est la frugalité. Le troisième l’humilité. Par l’amour on peut devenir courageux. Par l’économie naît la générosité. Par l’humilité on peut atteindre le sommet. Les hommes n’aiment plus mais ils prétendent être braves. Ils ont perdu le goût de l’économie mais ils se déclarent généreux. Ils ont oublié l’humilité et se bousculent pour être les premiers. C’est une pente qui conduit à la mort. Si l’on combat par amour l’on sort toujours vainqueur et la ville qu’on défend devient inexpugnable. Le ciel secourt l’homme qui aime et le rend invulnérable. Et lui fait un bouclier de sa miséricorde.

Le Nombre Seize a pour lettre hébraïque Haïn, nom divin Azaz (Fort).

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère doit être considéré sous le double rapport de voyelle et de consonne. Suivant son acception vocale, il représente l’intérieur de l’oreille de l’homme, et devient le symbole des bruits confus, sourds, inappréciables ; des sons profonds et sans harmonie. Suivant son acception consonante, il appartient à la touche gutturale, et représente la cavité de la poitrine. Employé sous l’un et l’autre rapport, comme signe grammatical, il est en général celui du sens matériel, image du vide et du néant. En qualité de voyelle, c’est le signe Vav, considéré dans ses relations purement physiques. En qualité de consonne, c’est le signe de tout ce qui est courbe, faux, pervers et mauvais. Son nombre arithmétique est 70.

Tarot du Sépher de moïse®,

La Maison Dieu, nombre 16

  • © C.Le Moal 2006 - Déposé SGDL - Marque déposée.

Extrait de la troisième partie du tome II, du livre : la Véritable Histoire d’Adam et Ève enfin dévoilée.

Téléchargement GRATUIT du livre.


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