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Le Jeu de la Cabbale livre IV

Jeu de cabbale : Je suis la pensée profonde

© 2006 C. Le Moal votre guide du Jeu


L’Académie d’Hermès


Trope de Haute Magie dans le jeu de cabbale.

Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même.

Depuis que je travaille sur les textes des papyrus, des pyramides et des sarcophages de l’ancienne Egypte, je constate que les commentaires des traducteurs ne sont que très rarement à la hauteur de la profondeur mystique de ces textes qu’ils décryptent laborieusement... Surtout lorsque ces commentaires viennent de personnes raisonnant avec la suffisance d’une mentalité occidentale et qu’ils pensent comme étant supérieure par sa « modernité » à celle de l’ancienne Egypte, alors, que de mon humble avis, elle lui est terriblement inférieure, pour un très grand nombre de raisons parfaitement objectives.

Puis, comme c’est parfois le cas, le traducteur se révèle aussi inspiré que la profondeur du texte qu’il traduit. Cela donne alors toute sa luminosité et à l’un et à l’autre.

En illustration de notre petit travail sur le trope de Haute Magie : Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même, j’offre à votre méditation la plus subtil, l’extrait suivant.

Déraison ou pensée profonde ?

  • Extrait de la traduction du Papyrus d’Ani par Edmund Dondelinger, le Livre sacré de l’ancienne Égypte.

À sa mort, le défunt a quitté le monde organisé et est entré dans les domaines chaotiques d’où le monde est issu. Là, il vit les dangers mais aussi les possibilités inhérentes à ce domaine. Lors de la création, un choix nécessairement limité est issu du nombre infini de potentialités, et ce choix du hasard a été vécu par le défunt comme le monde et sa normalité. Mais il n’y a plus de normalité ; le disparu vit bien davantage l’infinie multiplicité des possibles que seul le chaos de la création pouvait offrir. Avec sa connaissance des secrets de l’être et avec ses formules magiques, il peut agir sur le cosmos tout entier, sur le visible et sur l’invisible. Il peut - pour garder le langage du Livre des Morts - paraître sous toutes les formes et prendre tous les aspects qu’il veut.

Tout est différent, tout est inversé dans l’autre monde. Le Livre des Morts l’exprime déjà graphiquement, puisqu’il faut lire son écriture en sens inverse. Le mort peut faire usage de toutes les nouvelles possibilités qui s’offrent à lui, mais il ne veut pas pour autant renoncer à la normalité qui lui est familière. Alors qu’il parcourt le cycle des métamorphoses, qu’il se transforme en faucon, phénix ou crocodile, il persiste à retrouver dans les Champs des Bienheureux la terre qu’il connaissait, où il peut semer et récolter comme il en avait l’habitude. Il est devenu dieu en créant et transformant comme il le souhaite son nouvel être.

Toutes les dimensions de ce monde sont transformées. On ne sait jamais, dans le Livre des Morts, d’où parle le mort. Il est partout et nulle part, à la fois dans le ciel et dans le monde inférieur. Pour le positiviste du XIXe siècle, le Livre des Morts relève de la schizophrénie. Mais s’il y a folie, combien créatrice est cette folie. Il faut bien que ce livre soit irrationnel, puisqu’il traite, déjà thématiquement, des régions de l’au-delà qui ne sont pas accessibles à la raison. De plus, il fut écrit, au cours de millénaires, par des hommes qui n’étaient pas encore aussi « abstrait » que nous, et à qui l’on peut attribuer, en dépit de tout scepticisme, une plus grande clairvoyance naturelle qu’aux intellectuels du XIXe siècle. Ils puisaient dans une tradition millénaire, nourrie du substrat culturel primitif, qui avait été repoussé par la sélection sévère de la haute religion, et qui réapparut sous forme de formules magiques. On ne peut considérer les écrivains du Livre des Morts simplement comme des malades mentaux, car ils travaillaient avec des concepts de l’essence la plus noble qui a de tout temps produit une réflexion théologique.

Existe-t-il un concept au sens plus profond que celui du dieu de la Création ?

Atoum, introduit par le verbe négatif « tm » = « ne pas être, être accompli », « il est celui qui n’est pas encore et qui déjà se crée lui-même ».

Cette notion du démiurge est-elle folie ou pensée profonde ? Existe-t-il une vision plus sublime que celle du chaos créatif, tel que l’imaginaient les hommes de l’ancienne Egypte ? Des profondeurs chaotiques de l’océan primitif, naît le Nil qui dispense la vie et la fertilité. Le caractère « inversé » de l’au-delà par rapport à l’ici-bas signifie aussi l’inversion de l’axe du temps. Chaque jour, le dieu du Soleil doit traverser les domaines chaotiques pour se régénérer. « Vieillard », il entre le soir dans l’ouest, et « petit enfant », il apparaît le matin au ciel levant. Le mort connaissait angoisse et horreur devant la multiplicité infinie des possibilités qui s’offraient à lui, avec tous leurs dangers. Et il éprouvait aussi une fierté indicible à mettre en oeuvre ces possibilités grâce à la puissance infinie de son être. Il est le démiurge, il se sent le dieu de la Création, il s’identifie à lui. Le XIXe siècle fut marqué par le concept de surhomme. Le mort de l’ancienne Egypte était le surhomme, il était, sans emphase excessive, Prométhée et Faust.


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