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Fabre d’Olivet la langue hébraïque restituée

Livre de Fabre d'Olivet : L'étude des langues

A l’origine la parole par Fabre d’Olivet


Sur l’origine de la Parole, et sur l’étude des Langues qui peuvent y conduire, suite 5.

Si, loin de tout préjugé systématique, on considère attentivement l’idiome arabe, on y découvre les marques certaines d’un dialecte qui, en survivant à tous les dialectes émanés d’une même souche, s’est successivement enrichi de leurs débris, a subi les vicissitudes du temps, et, porté, au loin par un peuple conquérant, s’est approprié un grand nombre de mots étrangers à ses racines primitives ; s’est poli, s’est façonné sur les idiomes des peuples vaincus, et peu à peu s’est montré très différent de ce qu’il était à son origine ; tandis que l’idiome hébraïque, au contraire, et j’entends par cet idiome celui de Moyse, éteint depuis longtemps dans sa propre patrie, perdu pour le peuple qui le parlait, s’est concentré dans un livre unique, où presque aucune des vicissitudes qui ont altéré l’arabe n’a pu l’atteindre. C’est là surtout ce qui le distingue, et ce qui me l’a fait choisir.

Cette considération n’a point échappé à W. Jones. Il a bien vu que l’idiome arabe, pour lequel il sentait d’ailleurs beaucoup de penchant, n’avait produit aucun ouvrage digne de fixer l’attention des hommes avant le Koran, qui n’est encore qu’un développement du Sépher, de Moyse ; tandis que ce Sépher, refuge sacré de l’idiome hébreu, lui paraissait contenir, indépendamment d’une inspiration divine, plus de vraie sublimité, de beautés exquises, de moralité pure ; d’histoire essentielle et de traits de poésie et d’éloquence, que tous les livres ensemble, écrits dans aucune langue, et dans aucun siècle du monde.

Quoique ce soit beaucoup dire, et qu’on pût, sans faire le moindre tort au Sépher, lui comparer et même lui préférer certains ouvrages également fameux parmi les nations, j’avoue qu’il renferme pour ceux qui peuvent le lire, des choses d’une haute conception et d’une sagesse profonde ; mais ce n’est point assurément dans l’état où il se montre aux lecteurs vulgaires qu’il mérite de tels éloges,, à moins qu’on ne veuille se couvrir les yeux du double bandeau de la superstition et du préjugé. Sans doute W. Jones l’entendait dans sa pureté, et c’est ce que 1’aime à croire.

Au reste, ce n’est jamais que par des ouvrages de cette nature qu’une langue acquiert des droits à la vénération. Les livres des principes universels appelés King par les Chinois, ceux de la science divine appelés Veda ou Beda par les Hindous, le Sépher de Moyse, voilà ce qui rend à jamais illustres et le chinois, et le sanscrit, et l’hébreu : Quoique le tatare oïghoury soit une des langues primitives de l’Asie, je ne l’ai point fait entrer au nombre de celles dont l’étude est nécessaire à celui qui veut remonter au principe de la Parole ; parce que rien ne saurait ramener à ce principe, dans un idiome qui n’a point de littérature sacrée.


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