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Fabre d’Olivet la langue hébraïque restituée

Livre de Fabre d'Olivet : Le Sépher de Moïse dans les synagogues

Bible et Sépher de Moïse


Révolutions du Sépher : Origine des versions principales qui en ont été faites.

Appuyons bien sur cette importante vérité : la Langue hébraïque, déjà corrompue par un peuple grossier, et d’intellectuelle qu’elle était à son origine, ramenée à ses éléments les plus matériels, fut entièrement perdue après la captivité de Babylone. C’est un fait historique dont il est impossible de douter, de quelque scepticisme dont on fasse profession. La Bible le montre ; le Thalmud l’affirme ; c’est le sentiment des plus fameux rabbins ; Walton ne peut le nier ; le meilleur critique qui ait écrit sur cette matière, Richard Simon, ne se lasse point de le répéter. Ainsi donc, près de six siècles avant J.-C., les Hébreux, devenus des Juifs, ne parlaient ni n’entendaient plus leur langue originelle. Il se servaient d’un dialecte syriaque, appelé Araméen, formé par la réunion de plusieurs idiomes de l’Assyrie et de la Phénicie, et assez différent du nabathéen qui, selon d’Herbelot, était le pur chaldaïque.

A partir de cette époque, le Sépher de Moyse fut toujours paraphrasé dans les synagogues. On sait qu’après la lecture de chaque verset, il y avait un interprète chargé de l’expliquer au peuple en langue vulgaire. De là vinrent ce qu’on appelle les Targums. Il est assez difficile de dire aujourd’hui si ces versions furent d’abord écrites par des docteurs, ou abandonnées à la sagacité des interprètes. Quoi qu’il en soit, il parait bien certain que le sens des mots hébraïques devenant de plus en plus incertain, il s’éleva de violentes disputes sur les diverses interprétations qu’on donnait au Sépher. Les uns, prétendant posséder la loi orale donnée en secret par Moyse, voulaient qu’on la fît entrer pour tout dans ces explications ; les autres niaient l’existence de cette loi, rejetaient toute espèce de traditions, et voulaient qu’on s’en tint aux explications les plus littérales et les plus matérielles. Deux sectes rivales naquirent de ces disputes. La première, celle des Pharisiens, fut la plus nombreuse et la plus considérée : elle admettait le sens spirituel du Sépher, traitait en allégories ce qui lui paraissait obscur, croyait à la Providence divine et à l’immortalité de l’âme. La seconde, celle des Sadducéens, traitait de fables toutes les traditions des Pharisiens, se moquait de leurs allégories, et comme elle ne trouvait rien dans le sens matériel du Sépher qui prouvât ni même énonçât l’immortalité de l’âme, elle la niait ; ne voyant dans ce que leurs antagonistes appelaient âme, qu’une suite de l’organisation du corps, une faculté passagère qui devait s’éteindre avec lui. Au milieu de ces deux sectes contendantes, une troisième se forma, moins nombreuse que les deux autres, mais infiniment plus instruite : ce fut celle des Esséniens. Celle-ci, considérant qu’à force de vouloir tout plier à l’allégorie, les Pharisiens tombaient souvent dans des visions ridicules, que les Sadducéens, au contraire, par la sécheresse de leurs interprétations, dénaturaient les dogmes de Moyse, prit un parti mitoyen.


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